Les cylces naturels de la vie au service du leadership
Publié dans la categorié Gestion du changement le 10/17/2008 11:42 pour izabelLe modèle cyclique en quatre temps, germination, développement, conservation et destruction créative, offre une alternative rafraîchissante et porteuse d’espoir au modèle de croissance exponentielle actuellement prôné dans la plupart de nos organisations.
Nous sommes dans une société qui valorise la croissance à tout prix. On vit avec ce fantasme d’aller toujours plus loin, plus haut, de posséder plus, d’avoir une croissance économique positive de trimestre en trimestre. Pour ce faire on doit travailler toujours plus vite, plus fort, tout maximiser. Ca devient essoufflant et quand on ne suit plus le rythme on a tendance à se culpabiliser et à se demander où on a failli. Les épuisement professionnels, les mises à pied, la maladie en général sont perçu comme un échec personnel. Ce sentiment d’échec atteint notre estime personnelle et collective, on a l’impression de s’enfoncer vers le bas. L’écart entre ce qui est valorisé et ce qui est vécu s’accentue et plusieurs se résignent ou décrochent.
Mais voilà que le modèle d’Éco-Cycle, développé par l’écologiste Crawford (Buzz) Holling, nous proposent une façon différente d’envisager le développement des organisations.
Chacune des phases du modèle est importante est demande des qualités de leadership uniques et un contexte particulier pour être capable de passer à la phase suivante. En voici un résumé.
La phase de germination
C’est le temps de semer, de mettre en terre. C’est la phase préférée des entrepreneurs et des divergents. On sème à tout vent, on lance des idées à gauche et à droite, on explore, on rêve. C’est un moment où toutes les possibilités se côtoient. Ca demande de la patience, de la confiance, du courage. C’est à la fois excitant et apeurant.
La phase de développement
On distingue clairement les sortes de plantes qui ont poussées dans notre jardin. On commence à avoir une idée claire des projets sur lesquels on va mettre de l’énergie. C’est la phase préféré des bâtisseurs, ceux qui vont mettre la main à la pâte pour que le rêve deviennent réalité. Ca demande d’être à l’aise avec l’ambiguité car tout est à créer, on explore, on expérimente. C’est excitant mais ça peut être essoufflant car on est très actif et on a pas encore la certitude que l’environnement va répondre de façon favorable. Il devient important d’avoir un bon réseau de soutien pour aller chercher des forces et alimenter son énergie.
La phase de conservation.
Le pattern de ce qu’il a dans notre jardin est clair. Les projets ont été testés et ont fait leurs preuves. C’est la phase préférée de ceux qui aiment gérer. C’est le moment de mettre des procédures en place, de standardiser, de contrôler, d’améliorer ce qui existe. Ca demande de la stabilité et de la routine.
La phase de destruction créative.
Une fois la récolte passé, c’est le temps de tout enlever dans notre jardin. C’est la phase préférée des visionnaires. Ils savent que la nature a horreur du vide et savourent le plaisir de faire de l’espace pour donner place à du nouveau. C’est le temps de faire le partage entre les projets qu’ont veut conserver de ceux qu’on veut tasser ou transformer. Ca demande une habileté particulière à faire des deuils, à entrer en réflexion, à être à l’écoute des nouveaux besoins de l’heure.
Et vous, dans quelle phase vous sentez vous le plus à l’aise?
Dans quelles étapes vos forces sont-elles le plus mises à contribution ?
Présentement, quand vous regardez les projets dans lesquels vous êtes impliqués, à quelle étape sont-ils rendus ?
Dans votre cheminement professionnel, à quelle étape vous situez-vous?
Ce modèle simple m’a aidé à mieux comprendre mes préférences et à regarder mon travail et tous les projets que je portent sous un nouvel angle. Depuis que j’ai personnellement expérimenté ce modèle, je l’utilise dans mes accompagnements auprès des personnes et des équipes de travail. A date, les gens sont très enthousiastes. Les regards s’illuminent parce que les gens s’y reconnaissent. C’est un modèle inclusif, qui respecte les cycles naturels de la vie et ça permet d’ouvrir le dialogue et d’explorer des alternatives plus saines.
Si vous avez envie d’aller plus loin individuellement ou collectivement, contactez moi. Il me fera plaisir de vous accompagner dans une démarche de réflexion. Peut-être est-il temps d’entrer pro activement en destruction créative, d’explorer de nouvelles possibilités, de standardiser quelque chose qui vous donne le sentiment d’être éparpillé, de mettre les ressources nécessaires pour permettre à un projet qui vous tient à cœur de prendre plus de place.
Je suis aussi en train de lire deux livres sur le sujet qui m’inspirent beaucoup.
Getting to Maybe de Westley, Zimmerman & Patton
Coming back to life de Joanna Macey
En attendant d’avoir vos impressions et commentaires sur cet article, je vais aller profiter des belles couleurs de l’automne.
Izabel
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